Feitor prudemment optimiste pour Cheboksary et Beijing

En s’approchant de ses cinquièmes Jeux Olympiques cet été Susana Feitor veut croire qu’elle peut finalement “faire quelque chose” lors de la Coupe du Monde de Marche et des JO. “Je suis contente de mon entraînement et je crois que je peux finalement accomplir un résultat”, a dit la marcheuse portugaise de 33 ans qui s’est produite  avec un succès relatif lors des Mondiaux d’Athlétisme de l’IAAF (bronze à Helsinki, quatrième à Séville et cinquième l’année dernière à Osaka), mais n’ a pas franchi le fils d’arrivée à la dernière Coupe du Monde et a terminé 13ème record personnel sur les JO 1996 à Atlanta.

Samedi dernier (5 avril) lors du 17ème Grand Prix International de Rio Maior, le deuxième événement du Challenge de Marche de l’IAAF 2008, Feitor a cédé la palme un cran en-dessous à Kjersti Plätzer de Norvège, qui par conséquent a confirmé sa main-mise sur le classement.

En dépit de sa défaite devant les spectateurs de ville natale Feitor était loin d’être déçue fixant son attention sur la 23ème Coupe du Monde de Marche de l’IAAF, à Tcheboksary, Russie, le 10/11 mai 2008 et elle a exactement correspondu à son objectif.
“Rio Maior est très important pour nous mais je travaille beaucoup pour la Coupe du Monde en Russie. Samedi était le milieu de cet entraînement. Mon but était de réaliser vraiment un chrono semblable à celui aux Championnats nationaux”, a-t-elle dit après la course.

En fait, elle a exactement correspondu à 1:29:31, sa réussite du 20 km marche et titre de championne du Portugal le 1 mars à Mealhada, mais deuxième! Ainsi le résultat de samedi est à la fois encourageant et exigeant, car il faut correspondre au train de Plätzer et des premiers marcheurs auxquels elle doit faire face le 11 mai à Cheboksary.
“C’était une belle course. Moi, Kjersti (Plätzer) et Ana Cabecinha (aussi du Portugal) formaient un groupe en tête jusqu’à ce que Kjersti m’ait dévancé au 13 kilomètre. Je n’ai pas renoncé à la victoire et j’ai réussi à la rattraper mais elle était vraiment forte à l’arrivée pour gagner 2 secondes.”

“C’est dommage de perdre la course sur les derniers 50 mètres mais c’était un bon résultat et j’en suis heureuse.”

“Pour la Coupe du Monde j’ai l’impression que je dois être un peu plus forte pour égaler 1:29 ou 1:28. Je dois y travailler pour faire un bon résultat - près de 1:29 ou en-dessous.”
“J’ai tant de longues histoires de traumas donc je sais que je dois être prudente. Je n’ai plus 20 ans!”

Le classement par équipes de la Coupe du Monde de Marche est un autre objectif. “Nous avons une bonne équipe. Je veux dire que nous sommes quatre filles qui pourraient peut-être lutter pour un bon résultat, donc la Coupe du Monde est très importante pour le Portugal.”

Feitor a l’expérience de Tcheboksary, ayant fini cinquième sur la Coupe du Monde de l’Europe il y a cinq ans.

“C’était très intéressant, il y avait beaucoup de spectateurs et j’ai apprécié la compétition. La seule chose que je devrais dire est la route est le long d’un lac, ainsi s’ii fait du vent ça va être très difficile, sinon c’est presque une piste - très rapide. Ainsi, espérons qu’il n’y a aucun vent ce week-end.”

En envisageant la deuxième partie de la saison et Beijing en particulier, Feitor n’a pas l’intention de se mettre sous pression, en même temps elle se souvient avec mélancolie de ce qui compte vraiment pour elle.

” Pour moi Beijing va être mes cinquièmes Jeux Olympiques. C’est une longue période - l’année prochaine sera ma 20ème année des compétitions internationales. Avant tout, c’est une grande joie pour moi d’être capable d’ y aller, mais mes meilleurs moments ne sont pas liés aux Jeux Olympiques. Chaque fois quelque chose arrive : blessures, maladie avant Athènes, j’ai été disqualifiée en 1992 …”

“J’essaie d’être détendue et concentrée sur mon entraînement. Ça me fait plaisir et je crois que je peux finalement accomplir un résultat. Lors les Mondiaux d’Athlétisme j’ai eu le neuvième rang, le cinquième, le quatrième, la médaille de bronze - allons-y, techniquement c’est juste le même!”

“Psychologiquement, je dois être détendue et croire, finalement, que je peux le faire. Je suis une vieille femme, je dois faire quelque chose!” “Après tout, les médailles, les records n’importent pas vraiment. Les choses dont nous allons nous souvenir c’est de bons moments que nous avons vécus. Je veux dire les relations, les gens … le sport est bon pour cela. C’est pour ça que j’aime le sport. Et bien, je suis une sportive.”

La chance sera toujours un facteur important dans le sport, mais, les objectifs de sa première saison accomplis, Susana reste prudemment optimiste pour 2008. “Les choses vont bon train - j’ai eu un bon départ cette saison. Je dois juste rester concentrée et continuer à aller.”
Tim Watt pour l’IAAF
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